Objectifs

L’évolution récente de l’urbanisation de Saint-Jean-de-Luz a démontré que les municipalités successives organisaient le déclassement et la démolition de bâtiments anciens pour permettre l’édification d’immeubles imposants dont l’intégration dans le paysage urbain est discutable tant par leur gabarit, que par leur style ou encore par la suppression d’espaces verts qu’elles ont entrainée.

Saint-Jean-de-Luz a déjà connu des périodes de densification outrancière. A titre d’exemple on peut citer la destruction de la place du casino remplacée par l’hôtel Hélianthal.

Casino de Saint Jean de Luz

La place du casino avant la construction de l’Hélianthal

Casino de Saint Jean de Luz

La place du casino aujourd’hui

De nos jours, d’autres programmes réalisés sous la mandature de Peyuco Duhart sont venus défigurer Saint-Jean-de-Luz. On citera tout d’abord le bétonnage du jardin public du monument au morts.

Monument aux morts Saint Jean de Luz

Monument aux morts Saint Jean de Luz

Le jardin public et le monument aux morts

Monuments aux morts de Saint Jean de Luz

Le monument aux morts, quid du jardin public arboré et fleuri !

Mais aussi la construction très contestée de l’immeuble « Les Érables » – un ensemble de logements et de boutiques élevé sur 4 étages situé face aux halles – en lieu et place d’une maison ancienne et d’un jardin arboré. Cette construction accroit la densification de la zone et dénature radicalement la perspective de l’avenue Victor Hugo.

Projet Résidences les Erables 2014 SAINT-JEAN-DE-LUZ

Les Érables, projet à 3 étages… – Extrait du livret de campagne de Peyuco Duhart, élections municipales 2014

Les Erables Saint Jean de Luz

…Les Érables et ses 4 étages !

Laurentxena Baïta

Laurentxena-Baïta situé face à lui – le soit disant modèle des Érables selon la Mairie ! –

L’objectif de l’association Gardena est aujourd’hui d’éviter un nouveau « massacre » à l’emplacement de « l’îlot Foch », constitué par les anciens garages Lamerain, le bâtiment mitoyen dont le rez-de-chaussée est actuellement occupé par « Comptoir des Fleurs », voire aussi le parking adjacent au garage.

Le Conseil municipal du 10 juillet 2015 a adopté une première modification de l’AVAP ayant entrainé l’ouverture à la densification de trois zones principales, le secteur/quartier Fargeot, le secteur/avenue Ithuralde, et le secteur/rue Victor Hugo incluant l’îlot Foch du centre-ville historique. Cette révision a, en outre, autorisé des déclassements dans les zones précitées, ouvrant la voie à des projets de construction potentiellement catastrophiques pour le patrimoine luzien, pour les sites classés et/ou inscrits à l’inventaire des monuments historiques autour du port et potentiellement contraires à l’intérêt des riverains.

Il est rappelé que l’AVAP (Aire de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine) est une servitude d’utilité publique créée par la loi du 12 juillet 2010, qui a pour vocation de protéger le patrimoine architectural et urbain en intégrant des objectifs de développement durable. Elle prévoit notamment une prise en compte des enjeux environnementaux, dans le cadre d’une vraie concertation avec la population.

Or, le développement de ces projets envisagés par la municipalité semble aujourd’hui souffrir d’un défaut de communication flagrant. Pourquoi déclasser des zones avant qu’un projet concret ne puisse être présenté, alors même que la possibilité de déclassement sans présentation d’un projet global finalisé est contraire aux règles de l’AVAP.

L’association GARDENA, indépendante de tout parti politique, constituée pour protéger l’intérêt des Luziens, se veut vigilante.

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